Conférence : The Global Challenge for Climate Change : A politician’s view

Dans le cadre des activités organisées à l’occasion de la COP22, Universiapolis accueille, en partenariat avec l’Université de Hull en Angleterre et la CGEM,une délégation d’experts anglais pour une conférence sur le changement climatique.

La visite cherchera également à renforcer les relations entre les universités et les entreprises au Royaume-Uni et le Maroc et renforcer davantage la collaboration existante entre l’Université de Hull et Universiapolis.

Dr David Richards, Pro-Vice-chancelier de la recherche et des relations avec les entreprises, le Professeur Amar Ramudhin, directeur exécutif de l’Institut de la logistique, Lord John Prescott, membre de l’Institut de la logistique et Barry Holleman, directeur de programme pour l’Institut de la logistique, assisteront à cette conférence.

Lors de la conférence, Lord Prescott traitera des défis mondiaux autour du changement climatique.Il parlera de l’histoire de l’Accord de Kyoto, et son rôle, ainsi que les nouveaux objectifs qui ont été fixés pour réduire la température de la terre par deux pour cent d’ici 2050.

Lord Prescott parlera également de l’importance de la réduction des émissions, en particulier pour les pays émergents tels que le Maroc, et comment ces pays peuvent réduire leur dépendance aux combustibles fossiles par potentiellement l’usage de l’énergie renouvelable.

Son discours portera sur une collaboration entre l’Université de Hull et l’Université d’Agadir dans la réalisation de recherches qui pourraient contribuer à réduire les émissions de carbone dans l’agriculture.

A cette occasion, Lord Prescott sera distingué lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’Université Internationale d’Agadir – Universiapolis, par l’attributiondu diplôme honorifique de Docteur Honoris Causa.

A ce sujet, Lord Prescott a dit: «Je suis très honoré de recevoir ce diplôme d’Universiapolis et vraiment honoré d’être invité à intervenir lors de cette importanteconférence. Le changement climatique est quelque chose qui affecte chacun d’entre nous. Il est un défi mondial que nous devons tous travailler à surmonter. Je suis très impatient d’aborder les responsables marocains, et plus particulièrement les ceux de la Région Souss Massa, cette question extrêmement importante et de prendre part à une discussion plus large »

Lors de l’événement, l’assistancedécouvrira une collaboration forte entre l’Université de Hull et Universiapolis, qui portait sur les systèmes d’irrigation dans la région Souss-Massa-Draa du Maroc, où 54 pour cent de l’emploi est dans le secteur de l’agriculture.

Dans la régionSouss Massa, la ressource hydriquese fait de plus en plus rare et le climat de plus en plus chaud, ce qui entraîne une pénurie d’eau.Les cultures sont actuellement irriguéespar des puits dont la profondeur peut atteindre les 250m. Ces puits ont besoin de beaucoup d’énergie pour pomper l’eau, créant ainsi de fortes émissions de CO2.

Le gouvernement du Maroc veut réduire les émissions de CO2 provenant de l’agriculture, et donne des subventions aux agriculteurs pour les encourager à se déplacer vers les systèmes sous pression modernes qui nécessitent moins d’eau.

L’Université de Hull a travaillé avec Universiapolis pour réaliser une étude à partir d’une base dedonnées sur 9.000 puits, en fonction de leurs caractéristiques (profondeur, l’eau en cours d’élaboration, le type de pompe et la surface étant recouverte par cette pompe). Sur la base de cette base de données, l’Université, avec des collègues au Maroc, ont été en mesure de comparer trois types de système d’irrigation.

Pour chaque système, l’Université a été en mesure de quantifier les besoins en énergie et les émissions de CO2 résultant avec le meilleur des cas des économies de 33% des coûts d’énergie et de la réduction de 36,7% des émissions de CO2 pour la région.

Professeur Ramudhin, a déclaré que «Le Maroc est en train de faire d’aller sur une bonne voie. Le pays investit massivement dans les énergies renouvelables. Nous avons travaillé avec l’Université pour plus d’un an et cette recherche qui a pour but d’ouvrir le débat sur la meilleure façon de gérer l’eau au Maroc, ainsi que l’introduction de la possibilité d’utiliser les énergies renouvelables pour réduire l’empreinte carbone des systèmes d’irrigation.

L’étude de la faisabilité de ces systèmes et l’élaboration d’un cadre incitatif pourra positionner le Maroc comme un chef de file dans ce domaine, s’aligne avec la stratégie du gouvernement en matière d’énergie renouvelable.